Ces derniers temps, deux acronymes, IA et AR, reviennent assez régulièrement en tête des articles ou des descriptifs des startups tendances.
Si certains abusent effectivement de ces mots en les employant à toutes les sauces comme des mots-clés à peu près vides de sens mais remplis de potentiel en période de levée de fonds, il n’en reste pas moins que ces deux technologies sont en passe de révolutionner complètement notre rapport au monde en général et à la technologie en particulier.

Un premier pas vers la révolution des interactions

En effet, l’arrivée de la réalité augmentée (AR) ajoute littéralement une dimension de plus aux interactions que nous entretenons quotidiennement avec la technologie. Il est maintenant possible de mettre en contexte l’information dans un environnement spatial particulier, voire de permettre aux utilisateurs d’évoluer à l’intérieur de l’interface d’une application, ou des données d’un site web comme le cours de la bourse, en avançant ou en pivotant au sein de l’environnement virtuellement augmenté.

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Cette redéfinition du rôle de l’utilisateur et des entreprises dans le partage d’information va changer beaucoup de choses, en particulier dans notre manière de consommer et de diffuser ces informations.

Des échanges plus naturels…

Pour les entreprises, cela rend possible une approche plus subtile et plus ludique de leur relation avec leur public. Certaines marques ont déjà bien compris cet état de fait, et ont développé des applications proposant leurs produits tout en adressant intelligemment les questionnements habituels de leurs consommateurs : IKEA répond désormais aux fameux « Mais est-ce que ce fauteuil rentrera chez moi ? » et « Cette couleur-là, à ton avis, ça donnerait quoi sur le canapé du salon ? » via leur application.

Et les potentielles applications de l’AR ne s’arrêtent pas là. On pourra imaginer laisser à ses amis des suggestions relatives au choix d’un menu particulier dans un restaurant, se retrouver plus facilement dans une foule de festivaliers ou encore proposer des promotions et détails sur une marque lors du scan du logo d’une enseigne donnée.

… Et bientôt plus intelligents

C’est précisément ce bouleversement des échanges qui va servir de terreau fertile à l’épanouissement de notre relation à l’IA. Ces nouvelles méthodes d’affichage et d’interactions vont amener une intégration plus fluide des applications de l’IA au quotidien, en augmentant au passage notre rapport à notre réalité.

Grâce à la vision par ordinateur, il est possible d’identifier de plus en plus d’éléments de notre quotidien. Obtenir des informations sur une oeuvre d’art dans un musée, ou simplement trouver le modèle de ces gants qui vous ont tapé dans l’oeil, deviendra aussi naturel que regarder autour de vous, donnant ainsi accès à une quantité incroyable de savoir et d’actions.

Des algorithmes de machine learning seront quant à eux capables de vous indiquer les endroits susceptibles de vous intéresser le plus autour de vous en fonction de vos goûts, estimés en analysant les données générées par des milliards de smartphones et d’expériences en ligne d’utilisateurs similaires à votre profil.

Une évolution nécessaire

D’aucun pourrait dire qu’on assisterait alors à une réduction de la réalité plutôt qu’à une augmentation de celle-ci, en maintenant l’utilisateur dans sa zone de confort et en ne lui présentant que les informations relatives aux sujets qui l’intéressent.

Néanmoins, face à l’augmentation exponentielle des données accessibles, il devient de plus en plus nécessaire d’être aidé dans notre tâche de sélection quotidienne pour continuer à emmagasiner efficacement du savoir sans être noyé dans le flux constant d’informations qui nous entourent.

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Sans parler du fait que les IA font très souvent un meilleur travail que l’homme en terme de découverte de nouveaux contenus susceptibles de plaire à un utilisateur lorsqu’elles ont accès à suffisamment de données et qu’elles ne sont pas biaisées par des impératifs commerciaux (suggestions sponsorisées, contrats de partenariats, etc…).

Vers l'extinction des smartphones

De fait, il est vital de bien penser l’intégration visuelle de ces applications tout comme les algorithmes qui les sous-tendent, et les supports potentiels qui nous permettront d’accéder à cette réalité augmentée. Parce que les dérives sont évidemment possibles, comme celles présentées dans le court-métrage Hyper-Reality, il nous faut dès aujourd’hui travailler à la disparition progressive des supports technologiques que nous connaissons.

Dans un futur pas si lointain, ces technologies vont provoquer la fin des smartphones ordinateurs, et autres tablettes.

La synergie des sciences va aller en s’intensifiant, c’est un fait clairement établi. L’IA, l’AR, les BCI (Brain Computer Interfaces) et les NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et sciences Cognitives), pour ne citer que les plus en vogue, vont s’interconnecter de plus en plus, probablement jusqu’à devenir indissociables. Dans un futur pas si lointain, ces technologies vont non seulement provoquer la fin des smartphones ordinateurs, et autres tablettes, mais aussi l’émergence d’usages futuristes encore cantonnés aux rêves transhumanistes.

Que ce soit au niveau des voitures autonomes, des interfaces Homme-Machine, ou de la robotique, l’AR et l’IA ont beaucoup à offrir.

Nous sommes certes à l’aube de cette révolution, mais elle est bel et bien en marche, et nous avons l’intention d’en faire partie !